mercredi 7 mars 2018

FLEURS DE LIGNE, janvier 2018

Mon travail autour de « la ligne sans fin » me fait réaliser différentes séries de peintures intitulées Ondes, Automorphes, Grappes, Emporte-couleur, Recouvrements, Agrégats, Grotesques puis à présent Fleurs de ligne. Le dénominateur commun entre toutes celles-ci est la rencontre du plein et du vide, de l’apparition et de la disparition. Les peintures Grotesques (2017) et Fleurs de ligne (2018) se succèdent comme des oxymores visuels qui associent le positif et le négatif, l’avant et l’arrière. De même que  Steven Parrino applique à sa peinture monochrome un principe de distorsion en dégrafant une partie de sa toile pour amener l’arrière sur la face et  montrer les deux côtés en même temps, dans les peintures Grotesques et Fleurs de ligne, la couleur du fond crée une torsion  par le recouvrement de la ligne sans fin  et laisse affleurer la forme. Ce procédé est similaire à la torsion du ruban de Moébius dont la bande de papier est vrillée et les deux côtés du papier, le recto et le verso ne sont plus que sur une seule face. La couleur du fond monochrome devient la couleur de premier plan. La ligne vacille entre effacement et affirmation. En occultant des parties de celle-ci, je laisse entrevoir la possibilité d’une forme qui flotte entre deux perceptions. 
Projet de peinture murale : Les Fleurs de ligne sont des formes évidées. Naissant d’une soustraction de la ligne sans fin, seul est montré le squelette de la peinture. Elles s’ouvrent, s’épanouissent, deviennent fleurs. Le titre Fleur de ligne fait écho aux fleurs de sel qui se forment par cristallisation à la surface des marais salants sous l’effet du vent. Mais il s’agit ici de cristallisation de peinture.
 Fleur de ligne 1
vinylique sur papier, 50 x 65 cm
 Fleur de ligne 2
vinylique sur papier, 50 x 65 cm
Fleur de ligne 3
vinylique sur papier, 50 x 65 cm

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